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Dans le cadre des mesures gouvernementales annoncées pour la réforme des retraites, il y a un chapitre spécifique pour les paysans.

Femme paysanne

La première mesure annoncée, c’est pour renvoyer ceux qui ont ou auront une petite pension vers l’aide sociale qui ne relève pas des caisses de retraites mais est financée par les conseils généraux, accessible seulement à  partir de 65 ans et remboursable sur succession. Le fait de retirer les terres du recours éventuel ne change rien au problème de fond. Il s’agit de la négation du droit à  une retraite décente pour une vie de travail validée.

Pourtant, un mécanisme de reconnaissance de l’activité économique des petits paysans existe depuis 1998 par le biais d’une revalorisation des petites retraites (639 euros pour le chef d’exploitation, 508 euros pour le conjoint, pour une carrière complète). C’est une mesure qu’il faut réévaluer significativement tout en supprimant l’obligation d’une carrière complète pour y accéder, et non renvoyer vers l’aide sociale.

La deuxième annonce est purement symbolique  : il s’agit de reconnaître les années comme chef d’exploitation, quel qu’en soit le nombre pour accéder à  la revalorisation, mais en maintenant l’obligation d’une carrière complète qui est le principal obstacle.

Enfin, l’accès à  la retraite complémentaire obligatoire pour les conjoints et aides familiaux est une bonne chose en soi, mais c’est le flou total sur les conditions pour y accéder.

L’objectif de 85  % du smic pour les paysans n’est pas à  l’ordre du jour…

Autant de raisons supplémentaires pour que les paysans se joignent au mouvement social contre cette réforme.

Jo Bourgeais, responsable du dossier retraites. Article à  paraître dans le n °  de septembre de Campagnes solidaires.

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Source / auteur : Confédération paysanne | Communiqué 28 juillet 2010

Via HNS-info