Alors que les schémas directeurs prévoient un déploiement du haut débit par fibre dès l’année prochaine avec un objectif de couverture totale pour 2022, les esprits chagrins font remarquer que pour les zones rurales, se sera forcément plus long… et moins bien.

Restent les technologies hertziennes, censées compléter les réseaux “tout fibre” et la montée en débit sur cuivre. Jusqu’ici, ces technologies ont peu convaincu, sinon pour des cas particuliers. Des réseaux d’initiative publique dépendant des technologies radio comme le WiMax ont déjà  connu des destins tragiques… Pourtant, pas de quoi décourager les tenants du haut débit hertzien.

Les opérateurs comptent sur les évolutions des technologies, comme le très controversé Wimax ou la 4G “fixe”, pour s’intégrer dans les schémas des collectivités. “Les technologies radio sont pérennes en haut débit. Pour le très haut débit, il faut regarder les évolutions de la 4G, du TD LTE. Des schémas directeurs qui parlent de la radio, il y en a 30 %, pour ne pas dire la moitié”, déclare David El Fassy, président de l’opérateur Altitude Infrastructures, spécialiste de l’Internet sans fil dans les zones rurales.

« On en a tellement entendu sur le hertzien… La radio a toujours montré, depuis le premier WiFi, qu’elle s’est beaucoup améliorée. Ca dépend toujours de la ressource spectrale », affirme El Fassy, optimiste. C’est ce discours que tiennent également les opérateurs proposant l’Internet par satellite, une solution de la dernière chance, qui vit une sorte de retour en grâce…

Mais voilà , si l’on compare en terme de performance et d’évolutivité :

Le satellite est au haut débit ce que le groupe électrogène est à  l’électricité.

via Le très haut débit en France, « mix » ou soupe technologique ?.

Autrement dit, il va falloir que les utilisateurs soient vigilants face à  des collectivités locales qui, souvent, n’ont pas du tout les compétences techniques pour gérer le dossier.