À l’ère de la chaussure jetable, un à  un, les cordonniers disparaissent.

Des pieds et des mains, par Dimit ®i

Des pieds et des mains, par Dimit ®i

Pendant longtemps, une paire de chaussures tenait du luxe et nombre de nos concitoyens gascons marchaient pieds nus ou en sabots pour économiser leur unique paire de chaussures qu’ils ne portaient que le dimanche et pour les grandes occasions. Aujourd’hui, la chaussure n’est plus qu’un accessoire de mode jetable fabriqué à  l’autre bout du monde par des ouvriers qui ne le sont pas moins.

Pourtant, la qualité a toujours un prix et entretenir une bonne paire de chaussures pendant plusieurs années nécessite toujours de faire appel au talent d’un cordonnier. Le problème, c’est qu’il y a plein plus de gens qui préfèrent souffrir dans de mauvaises chaussures qu’ils changent plusieurs fois par an que de clients qui préfèrent investir dans la durée. Et un à  un, les cordonniers disparaissent… sans relève.

Il était le seul cordonnier dans la cité fleurantine à  exercer ce métier qu’il a appris sur le tas avant de venir s’installer en 1960 dans la localité. Un métier qui a bien évolué et pas toujours facile, auquel il a dû s’adapter en fonction du temps, des modes et des coutumes. Au début de sa carrière, il réparait les toiles des lieuses, mais le modernisme agricole a vite pris le dessus et il a fallu qu’il s’oriente différemment pour pouvoir maintenir son activité. C’est donc en réparant des chaussures qu’il a pu, bon an mal an, subvenir à  ses besoins, tout en regrettant que ce métier disparaisse. Hélas ! aujourd’hui, c’est chose faite : avec son départ, Fleurance se trouve sans cordonnier et les jeunes ne sont pas intéressés pour prendre le relais.

via Fleurance. Le dernier cordonnier est parti – 19/05/2014 – LaDépêche.fr.