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Calamité pour les cultures, la grêle n’en reste pas moins un phénomène récurrent dans nos contrées.

Carte de France du risque de grêle

La Gascogne, terre de grêle  ?

Comparativement aux autres formes de précipitations, la grêle ne tombe pas très souvent… mais il se trouve qu’elle le fait généralement de manière spectaculaire. Il est à  noter que la Gascogne est une terre à  grêle, avec un risque maximum en mai, c’est-à -dire au moment sensible pour de nombreuses cultures et une tendance à  se produire en fin de journée.

Il est à  noter que les canons antigrêle, qui ont pour objectif d’envoyer des ondes sonores dans les nuages menaçants pour fractionner les grêlons, n’ont jamais fait la preuve scientifique de leur efficacité. C’est d’autant plus vrai que les ondes sonores se propagent et se dissipent très rapidement et qu’il devient très difficile de faire le tri entre les détonations au sol et celles consécutives aux décharges électriques dans les nuages. Même l’envoi de fusées qui exploseraient au cœur des nuages n’est pas validé.

De la même manière, la méthode de l’ensemencement des nuages — qui consiste à  vaporiser des sels dans les nuages pour contrôler la taille et la quantité des précipitations — n’a pas non plus fait ses preuves sur la formation de la grêle ou même simplement la réduction de la taille des grêlons.

Enfin, les grêlons sont de tailles et de formes très variables, du fin grésil aux mastodontes en forme d’étoiles, ce qui fait que des grêlons carrés ne sont pas non plus exceptionnels.

Reste le problème des cultures, ravagées tous les printemps. La bonne nouvelle, c’est que les orages de grêle sont souvent très brefs et très localisés, ce qui fait que parfois, seule la moitié d’un champ est touché. Mais dans tous les cas, c’est une sorte de grosse roulette russe contre laquelle on ne peut pas faire grand-chose d’autre que de se mettre à  l’abri et attendre que cela passe.

Ce n’était pas quand même la fin du monde mais Dolorès Duprat, revenue habiter en 1981 à  Cézan, «ne se souvient pas d’avoir vu tomber de si gros grêlons. ça a fait du bruit tout l’après-midi, comme des coups de tambour dans le ciel. Puis la grêle a commencé. Il m’en est rentré par la cheminée. Il y en avait qui faisaient la taille de gros œufs de pigeon. Le plus étonnant, c’était leur forme carrée. On aurait dit des glaçons qu’on sort du bac », témoigne la retraitée native de Huesca.

via Des carrés de glace frappent Cézan — 23/05/2014 — LaDépêche.fr.