Tous les indicateurs économiques gersois sont passés au rouge

Le Gers finalement rattrapé par la récession globale

Le Gers finalement rattrapé par la récession globale

De manière assez prévisible, c’est le commerce qui se contracte le plus violemment, avec 38  % de baisse enregistrée sur la TVA (malgré l’augmentation du taux effective au premier janvier) : comprimée par la rigueur qui se durcit depuis des années, la demande intérieure ne peut plus soutenir notre économie, les ménages ne pouvant continuer à  dépenser des revenus qu’ils n’ont plus et ne pouvant pas s’endetter plus.

Sans surprise non plus, l’immobilier poursuit son atterrissage (-22  %) après les sommets délirants atteints juste avant la crise et sachant que les prix sont loin d’avoir retrouvé le contact avec la réalité de la valeur du bâti local.

Même l’agroalimentaire recule, ce qui laisse penser que la récession touche maintenant le cœur de la consommation des ménages.

Seul l’emploi surnage vaguement, perfusé par les commandes de l’aéronautique aux sous-traitants locaux et par la précarisation et donc le morcèlement du reste de l’offre.

En l’absence d’une profonde remise en question des économies appliquées au forceps au niveau mondial depuis 2008, il y a peu de chance que la situation s’améliore, dans le Gers, comme ailleurs.

L’activité économique gersoise marque le pas en début d’année avec un recul de 30  % du chiffre d’affaires global des entreprises sur 3 mois par rapport à  la même période de 2013. Amorcée dès l’automne 2013, la baisse de l’activité concerne désormais tous les secteurs d’activité au 1er trimestre 2014.

via Conjoncture économique du Gers 1er trimestre 2014 et tendances pour le 2e trimestre, Chambre de Commerce et d’Industrie du Gers.