Une certaine conception de la politique

Le patron est de retour.

C’est ainsi que la PQR a commenté le désistement de Jean-Pierre Pujol au bénéfice du ministre de la culture congédié, Philippe Martin. Un peu comme si la présidence du département était une prérogative personnelle, une chasse gardée.

L’ensemble de l’article donne de la politique locale une image assez déplorable de petits jeux entre amis, comme l’intervention assez pathétique de Michel Gabas qui réduit le rôle de l’opposition à  une joute verbale pour se faire plaisir.

«Il a plus de verve. Les séances sont plus animées sous sa présidence, et il a le sens de la provocation », confie le maire d’Eauze. ça promet !

via Pujol s’efface loyalement au profit de Philippe Martin – 28/06/2014 – LaDépêche.fr.

Pendant ce temps, les décisions prises par le Conseil Général du Gers impactent très sévèrement la vie de personnes qui ne gagnaient déjà  pas bien gras.

Son entreprise va perdre 8 tournées sur 8. «Soit 80% de son chiffre d’affaires. Je ne sais pas si elle résistera mais pour moi aussi ça sent. le sapin. Pour 100 heures, j’y suis payé 730€. On me dit que Verdié qui a gagné ce marché, doit me reprendre. OK mais à  quel tarif? A 400€ si mes calculs sont bons. De plus, il me faudra, à  mes frais, parcourir Puycasquier-Gimont pour aller prendre mon bus de travail. C’est pour dénoncer cette casse que je suis là  ». Comme une quinzaine d’autres salariés du ramassage scolaire, cet homme manifestait devant le conseil général. Des femmes étaient là  aussi : «Sans les 400€ du transport scolaire, comment vais-je faire avec mes quatre enfants? » disait l’une. «C’est mon seul revenu, vous me condamnez au RSA » affirmait une autre, venue d’Eauze. Pour écouter ces doléances, pour contenir cette colère, pas d’élus mais le directeur des services et celui du cabinet du président.

via Chauffeurs en colère au conseil général

Une certaine conception de la politique et de l’intérêt général, où les économies d’aujourd’hui seront les dépenses de demain… Une vision de la politique aussi où la précarité, c’est surtout bon pour les autres.

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