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Une rentrée sereine

Depuis le début, la réforme des rythmes scolaires portait en germe le dépècement de l’école publique gratuite pour tous.

Cette réforme, rappelons-le, avait pour principe concret d’allonger la semaine de travail des enfants tout en transférant la charge des nouvelles heures déscolarisées sur le budget des communes. Déjà, annoncer qu’on allège la semaine des enfants en ajoutant une demi-journée de présence était pour le moins suspect. Mais surtout, dès le départ, on touchait à l’égalité républicaine, puisqu’il était évident que selon les municipalités, riches ou pauvres, rurales ou urbaines, les solutions mises en place pour occuper les enfants allaient dépendre de la bonne volonté des élus locaux.

Et en ces temps de récession économique et de restrictions budgétaires, la bonne volonté devient une denrée rare.

Alors que jusqu’à présent, tout le monde était tacitement d’accord pour dire que l’éducation est une richesse qui profite à l’ensemble du pays et qu’il convenait de la faire financer par l’ensemble de la population, nous voilà de plus en plus devant une éducation qui se joue à la bourse des parents.

La réforme des temps scolaires était aussi vendue comme l’opportunité pour les enfants des familles pauvres de bénéficier aussi d’activités périscolaires dont on sait qu’elles influent positivement sur les résultats scolaires, et au final, ils s’en retrouvent exclus par l’argent, comme d’habitude.

«Le conseil municipal, lors de sa séance du 10 juillet 2014, a instauré, majoritairement, un tarif pour bénéficier des activités du temps périscolaire. Les élus de la liste Mirande pour toutes et tous ont voté contre, au motif que les tarifs proposés ne tenaient pas compte de la recommandation du Premier ministre qui précisait, le 23 février 2013, de veiller à ne pas créer de discrimination entre élèves, qui proviendraient des différences de revenus entre leurs parents.»

via Une pétition pour des tarifs plus égalitaires – 20/09/2014 – LaDépêche.fr.