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La réputation accidentogène des petites routes rurales n’est plus à faire. Mais encore faudrait-il ne pas en rajouter.Souvent trop étroites, sinueuses et aux revêtements défoncés par le passage des engins agricoles, les petites routes du Gers ont le bucolisme partagé avec la dangerosité. Mais avec un réseau extrêmement diffus pour une population très dispersée, l’entretien du réseau secondaire et tertiaire tient de la gageüre budgétaire.

C’est sans doute pour cela que la réfection des voies engendre souvent un accroissement de problème pour les automobilistes. Même prévenu par quelques panneaux sur le bas-côté, il est bien difficile d’éviter les graviers volants qui fendent les parebrises ou l’effet patinette qui, même à faible vitesse, rend les véhicules totalement incontrôlables.

Dans tous les cas de figure, en bout de course, c’est l’automobiliste qui paie.

«L’avant de la voiture est parti et n’a pas suivi la trajectoire à cause de ces gros gravillons qui formaient comme une couche de roulement à billes sur la chaussée. Par chance, j’ai réussi à redresser», rapporte Daniel, qui circulait samedi matin vers 8 heures sur la D 153. D’autres usagers de la route ont eu moins de chance. Trois heures plus tôt, une voiture avec des jeunes à bord avait terminé sur le toit dans ce même virage en S qui monte vers le hameau du Catalan, à Ayzieu. Et ce lundi après-midi, une conductrice qui se rendait à son travail a fait un «tout droit» dans le talus. Bilan : quelques hématomes et une voiture promise à la casse. Aucun des conducteurs concernés n’a demandé l’intervention de la gendarmerie… ça ne les empêche pas de pointer du doigt la présence «dangereuse» de gravillons sur cette portion de route en travaux.

via Accidents en série sur la route en travaux – 18/09/2014 – LaDépêche.fr.