La Cour des comptes retoque le coût prohibitif des LGV par rapport à leurs retombées économiques réelles.

Il faut dire qu’un seul kilomètre entre Tours et Bordeaux coûte 5 fois plus cher qu’un kilomètre entre Lyon et Paris à aménager. Tout cela sur fond de désengagement de l’État qui préfère aujourd’hui laisser aux collectivités locales le soin de se désenclaver toutes seules.

La véritable question est bien sûr celle de l’abandon de l’aménagement du territoire depuis des années et du fait que le réseau ferroviaire national autrefois dense est aujourd’hui laissé à l’abandon, isolant toujours plus de zones périphériques pendant que l’on surinvestit dans le TGV, très coûteux à la construction comme à l’accès et qui ne concerne réellement de 12% de la population nationale.

« La recherche de financement intervient douze ans après le lancement des études et seulement quatre ans environ avant le début des travaux ». De fait, on se souvient dans la région des atermoiements de certains territoires lorsque le budget a été présenté. À l’instar du département du Gers qui refusait en février 2012 d’abonder à hauteur des 8 millions d’euros qui lui étaient réclamés, arguant qu’il s’agissait d’un « chantier d’Etat ».

via Ce rapport qui remet en cause la ligne à grande vitesse sud-ouest – ToulÉco.