Les fausses économies du Conseil Général du Gers

Comme nous en parlions déjà cet été, si le Conseil Général a rogné sur son budget transport scolaire, ces économies à court terme portent en elles le germe de déséquilibres budgétaires futurs amplifiés. L’entreprise Pétrolli, qui a perdu plus de la moité de son CA sur cet appel d’offres a déjà dû se séparer de trois personnes et ne sait pas si elle arrivera à maintenir son activité. En cas de liquidation de l’affaire, c’est donc une entreprise qui disparait avec la richesse qu’elle créait et de nouveaux chômeurs qui finiront par peser sur les comptes sociaux du même département.

Sans compter, comme le rappelle judicieusement monsieur Sabaron, que l’argent que le CG32 va verser aux opérateurs régionaux et nationaux va pour l’essentiel quitter le territoire, année après année, au lieu d’être réinvesti et|ou dépensé localement.

On ne peut qu’être septique quant à la rationalité économique à moyen terme de ce genre de logique du moins-disant.

Comme toutes les collectivités territoriales, le Conseil Général du Gers a vu ses subventions diminuer. Il a donc fallu faire des économies, diminuer les charges.

Jusqu’à présent, le transport scolaire, à la charge du département, coûtait 11 millions d’euros par an. Le CG a donc lancé un appel d’offre et a privilégié le critère tarifaire.

Résultat : les petits transporteurs gersois ont pâti de la concurrence des transporteurs régionaux et nationaux qui pratiquent des prix plus bas. D’autant plus qu’ils n’ont pas su s’organiser entre eux, comme cela a été le cas dans d’autres départements, en effectuant, par exemple, des achats de carburant en commun.

via Bus à vendre dans le Gers – France 3 Midi-Pyrénées.