Des bus qui ne desservent pas ceux qui en ont le plus besoin

Comme souvent, les redéploiements de transports collectifs se font généralement au détriment des usagers les plus enclavés.

Il était très drôle de lire hier dans la presse régionale, un article laudatif sur les qualités de la réorganisation du service de bus de la ville d’Auch le jour même où un groupe d’opposants livraient publiquement les résultats de leur enquête indépendante, comme par hasard

Il est moins drôle de voir que, comme d’habitude, ce sont les quartiers les plus populaires qui sont les oubliés des plans de circulation. C’est pathétique quand on repense au plan média du mois dernier au niveau national, quand les responsables politiques, découvrant que le Garros était l’un des quartiers les pauvres de France, et dans lequel on annonçait qu’on allait désenclaver le quartier en… rasant des barres pour y ajouter une route de traverse. Ce qui est vraiment très utile dans un quartier où la plupart des habitants n’ont pas les moyens d’avoir une voiture.

Comme toujours, le désenclavement des quartiers populaires passe par l’amélioration de la desserte des transports en commun et comme toujours, la jolie petite navette gratuite ne dessert que les habitants plus fréquentables du centre-ville, avec un bel effet vitrine, pendant que les pauvres, les travailleurs et les jeunes, les usagers « logiques » voient les horaires, les cadences et des tracés les oublier une fois de plus!

Les usagers du Garros en particulier, s’estiment les parents pauvres du nouveau réseau de bus. La navette gratuite — l’Auscitaine — ne va justement pas jusqu’au Garros… Et les circuits qui desservaient les lieux de vie des habitants du quartier se sont réduits. «Pour aller en ville, ce public doit maintenant faire un arrêt à la gare SNCF pour prendre l’Auscitaine.» Des discussions de mercredi soir est ressortie une proposition : créer un circuit gratuit gare-centre ville, avec un cadencement d’un bus tous les quarts d’heure, sur lequel viendraient se connecter des lignes desservant les quartiers. Autre point noir, le manque de concertation. «Les bus ne sont pas calés sur la vie des usagers. Le dernier bus à passer par l’hôpital, où on débauche à 20 heures, part à 19 h 20…» Collégiens et lycéens n’ont pas d’horaires «leur permettant d’arriver à l’heure dans leurs établissements, quel que soit le point de départ».

via Des bus mal adaptés selon l’opposition – 30/01/2015 – LaDepeche.fr.

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