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Quand La Poste parle de rationaliser les coûts, elle parle en fait d’abandonner les zones rurales et d’externaliser les pollutions sur le reste de la population.

Le scénario est bien connu, depuis le temps : arguant d’une baisse de volume courrier (et rarement de l’augmentation du service colis, pour cause d’Internet et de territoire enclavé), La Poste réduit lentement, mais sûrement la voilure en zone rurale, démultipliant les trajets annexes à son activité, c’est à dire créant encore plus de pollution et de dépendance, là où elle se retire.

En rendant moins disponible un guichet dans un village, elle en réduit délibérément l’usage : les gens qui doivent prendre leur voiture pour aller au bureau de Poste et le découvre fermé à une heure où il devrait être ouvert font le trajet pour rien. La prochaine fois, ils risquent de choisir un autre guichet, plus loin, mais plus disponible, plutôt que de reprendre le risque d’un voyage inutile, démultipliant ainsi l’énergie nécessaire pour une action auparavant plus économe.
De réduction d’horaires en désaffection, à l’arrivée, c’est un bureau de moins sur le territoire, un ou deux emplois disparus et des centaines et des centaines de personnes qui doivent se véhiculer plus loin pour faire la même chose.

Difficile de parler de rationalité quand on a une vision globale des mobilités en zone rurale.

Les regroupement de facteurs suivent la même logique : éloignement des intéressés et donc augmentation des frais à leur charge (le trajet domicile-travail est du ressort exclusif des salariés) et allongement des tournées au fur et à mesure des départs. Donc, moins d’emplois, de services pour plus de pollution.

«Cela montre un affaiblissement du territoire qui risque de faire boule de neige pour d’autres services.», regrette le conseiller général.

à la question du maire Gérard Duclos, Lionel Garrigues, directeur de la poste Auch a répondu qu’il s’agit là de rationalisation et de minoration des coûts, pourtant la plate-forme d’accès de Lectoure avait déjà été réaménagée. D’autre part, le bilan carbone ici est peu raisonnable.

via Les facteurs délocalisés à Fleurance – 14/02/2015 – LaDepeche.fr.