Du mitage des terres agricoles

Toujours le problème récurent du mitage des terres agricoles par l’extension des zones constructibles.

VignobleLa dispersion de l’habitat pose aussi la question des déplacements et de la connexion aux flux nécessaires, de la mobilité des personnes tout au long de la vie, des considérations aiguës quand on se retrouve trop vieux pour conduire ou trop isolé pour être raccordé à moindre coût. Mais les coûts cachés de la dispersion des habitats n’arrivent que bien après les décisions premières de viabilisation et ne concernent pas le vendeur.

Quant à savoir combien de temps nous allons pouvoir continuer à sacrifier des surfaces agricoles, personne ne fait mine de penser que cette interrogation pourrait devenir vitale.

En attendant, entre le prix du foncier agricole et celui du constructible, on comprend que l’on soit tenté de rapidement qualifier une terre d’impropre à la culture.

Ayant pris le temps de la réflexion, le président de l’appellation Saint-Mont apporte aujourd’hui un éclairage nouveau sur « l’affaire ». Laquelle perd d’un coup de son ampleur, alors que le sénateur Aymeri de Montesquiou l’avait portée jusque devant les sénateurs au palais du Luxembourg, interpellant la ministre de la Ruralité Sylvia Pinel. « Les tribunaux administratifs seront saisis si l’administration refuse la délivrance de permis de construire », prévenait-il fin janvier, avant d’ajouter : « Les viticulteurs reconnaissent que ces parcelles sont impropres à la culture de la vigne. Vous n’imaginez pas les tensions créées par cette situation. »

Via via Viticulture et urbanisme dans le Gers : De la place pour tous – SudOuest.fr.

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