Des paysans bretons s’en sortent bien… en changeant l’agriculture

Témoignage breton sur la sortie par le haut du système intensif qui a surtout pour principal intérêt de nourrir beaucoup d’intermédiaires sur le dos des agriculteurs.

Les vaches

« C’est là qu’on a commencé à travailler pour les autres. La banque qui nous prête pour acheter du matériel, les concessionnaires agricoles qui nous vendent la mécanisation, les marchands d’aliments… Et pour nous, il reste les miettes. »

Son exploitation était en système intensif : « Les animaux sont nourris 365 jours par an sur le stock, à base du maïs qu’on cultive. » Puis il s’est rendu compte que ce système n’était pas économiquement viable. « Les animaux restaient en bâtiment. On utilisait le tracteur pour leur amener l’aliment, pour ressortir leurs déjections, pour cultiver le maïs… » A trop utiliser le tracteur, on finit par trop dépenser en carburant.

Patrick a donc décidé de rendre son exploitation « économe », même s’il reste en système intensif. « Il faut limiter les dépenses, donc tous les achats extérieurs : carburant et aliments, notamment le soja importé », précise-t-il. Première mesure, il a remis les vaches au pré : « Elles vont chercher leur nourriture toutes seules et leurs déjections vont directement dans le champ ! ». A midi, elles rentrent spontanément à l’étable pour le déjeuner.

Deuxième mesure, il faut que le nombre de bêtes soit adapté à la surface de l’exploitation. Il faut avoir assez de champs pour épandre les déjections, mais aussi pour produire l’alimentation du bétail. « Ici, on est arrivés à un équilibre », se satisfait Patrick.

via Des paysans bretons s’en sortent bien… en changeant l’agriculture – Reporterre.

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