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Le mal logement est une réalité gersoise avec un parc qui peine à se renouveler et des passoires thermiques bien trop coûteuses pour les salaires planchers du territoire.

«Ici, environ 75 % des gens sont éligibles pour du logement social. Les garanties nécessaires sont difficiles à obtenir malgré une offre qui existe.» Il faut compter de 400 euros pour un appartement en ville à environ 700 euros de loyer mensuel pour une maison individuelle. «Les locataires sont également plus exigeants en termes de performance énergétique, ajoute Axel Cauquil. Les demandes concernant notamment l’isolation ou le mode de chauffage sont beaucoup plus fréquentes qu’auparavant.» Un challenge pas forcément évident alors que les constructions de logements neufs, aux dernières normes en matière d’isolation thermique, sont à la traîne, dans la préfecture comme dans le reste du département.

via Le chef-lieu n’est pas épargné – 17/03/2015 – LaDepeche.fr.

D’un point de vu départemental, seul l’est gersois maintient ses prix élevés, sous la pression des ménages toulousains à la recherche de villages dortoirs. La fin de la pression des étrangers à la recherche de villégiature laisse augurer un assainissement du marché du logement. Pourtant, l’aggravation des difficultés sociales continue à faire du logement une dépense contrainte trop lourde.

Sur le terrain, les effets de la crise se poursuivent et privent de nombreux ménages d’un accès à la propriété. Mickaël Boutines, chargé de la communication et de la concertation au sein de l’Office public de l’habitat du Gers (OPH 32), témoigne de la précarisation galopante de nombreux ménages. «Pour 2014, les demandes de logements ont été stables par rapport à l’an dernier, mais on reçoit des demandeurs de plus en plus précaires, notamment des femmes isolées avec enfants. Beaucoup de personnes âgées vivant dans un secteur isolé cherchent également à se rapprocher des villes et des services.» L’année dernière, l’OPH a livré moins de logements (dix-neuf contre près de cinquante pour un exercice normal) mais a entrepris de nombreux travaux de réhabilitation énergétique, à Condom, Eauze ou encore Vic-Fezensac. La plupart des programmes de créations de logements sociaux concernent l’est du département : Lombez, Samatan, Gimont et L’Isle-Jourdain.
Via Le changement pas encore pour maintenant