Démonstration de la nécessité de sortir des techniques de culture dominantes pour améliorer les revenus nets des agriculteurs.

De 3 %, la teneur est passée à 1 % en dix-huit années d’exploitation conventionnelle et sa production de maïs plafonne à 100 quintaux à l’hectare. Sa pratique bascule lors d’une rencontre avec de grands spécialistes du semis : «Là, j’ai compris qu’il fallait arrêter le travail du sol et le couvrir». Il cesse de labourer ses cent hectares et y plante des cultures intermédiaires durant les mois où le maïs et le soja ne sont pas encore en place. Ces cultures légumineuses et crucifères enrichissent naturellement le sol en azote, contrôlent certains ravageurs et maladies, gardent l’humidité et fixent les sols avec leurs racines. Un atout de plus pour combattre les aléas climatiques et notamment les violents orages du Gers. Économiquement, les exploitants sortent «gagnants en limitant la plupart des postes de dépenses classiques». Le SCV nécessite moins de mécanisation, d’intrants (fertilisation et traitements phytosanitaires) et d’eau (-30 %). Les seuls ennemis déclarés à ce jour sont les limaces et les campagnols.

Source : L’agriculteur pionnier invité à la conférence climatique mondiale – 12/05/2015 – ladepeche.fr