La véritable question, toujours éludée, est plutôt de savoir si les soldes existent encore vraiment. Alors que les magasins sont censés brader les invendus, nombreux sont les consommateurs qui se sont rendus compte de pratiques pour le moins… discutables.

Il n’est pas rare de constater que dans les semaines qui précèdent les soldes, certains articles connaissent une valse des étiquettes vers le haut, ce qui tempère d’autant la fausse bonne affaire.

Autre grand classique vestimentaire : celui du réassort en produits de qualité nettement inférieure à destination des soldes.

Bien sûr, tout le monde s’en défendra, mais à l’arrivée, les acheteurs échaudés et pas plus argentés que le jour d’avant les soldes, se font de plus en plus rares et regardants.

C’est à celui qui fera tomber les prix au plus bas. -50, -60, -70 % : les prix sont au rabais, conséquence inéluctable de la conjoncture actuelle selon Anne Védie, responsable du DDP. «Maintenant, il faut faire du -50 % minimum, sinon la clientèle ne s’attarde pas. Il faut pousser les pourcentages pour les garder. C’est ce que l’on appelle une société de consommation. Les vrais soldes n’ont plus autant d’impact qu’avant car on cumule les réductions sur l’année. Nous sommes obligés de faire des opérations commerciales.»

Source : Les soldes d’été ont-ils toujours un sens ? – 24/06/2015 – ladepeche.fr