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Donc, la question était, en gros : «êtes-vous d’accord pour perdre une partie de votre salaire et tous vos avantages sociaux acquis tout au long de votre carrière en échange de 90 kilomètres de trajet domicile-travail supplémentaires par jour?»

Bizarrement, les salariés n’ont pas été enthousiastes…

La ligne de production de La Comtesse du Barry va quitter Gimont pour Fleurance, suite à la décision de Vivadour et Maïsadour de regrouper les sites. Plus de 30 salariés sont concernés par ce départ, et chacun d’entre eux avait jusqu’au lundi 10 août pour refuser ou accepter de partir travailler à Fleurance. Hier mardi, le siège de la marque se refusait à tout commentaire : «Pour l’instant on ne sait pas, c’est le flou total. Les gens sont en vacances : le site prend ses congés en août, nous ne connaissons pas encore la teneur des réponses des salariés concernés.» Plusieurs salariés contactés ne se font, eux, aucune illusion. «Il y aura un plan social, affirme le premier. A la question de savoir si on acceptait de quitter Gimont pour nous retrouver à Fleurance avec des baisses de salaire qui vont de 20 à 600 €, avec en plus la perte d’avantages, beaucoup de collègues ont répondu non !» Il suffit que 10 personnes refusent cette proposition de la direction pour que le plan social soit mis en œuvre. «À ma connaissance, sur les 31 salariés, deux n’ont pas reçu de lettre, et feront l’objet d’un licenciement : il n’y a pas de poste équivalent au leur à Fleurance… et seules deux personnes accepteraient cette mutation.» L’ambiance «reste bonne, assure le second salarié. On fera face, il le faut. La date d’un comité d’entreprise sera sans doute arrêtée dans les jours prochains.» Rien n’a filtré sur la date du transfert. Un silence qui concerne aussi les élus : Raymond Vall, le maire de Fleurance n’a «aucune information, et jamais eu de contacts» avec le groupe. «On vit la situation de la base d’Intermarché à Lectoure, mais à l’envers…»

Source : Vers un plan social à La comtesse du Barry de Gimont – 12/08/2015 – ladepeche.fr