Moi, Dominique Marchal, phyto-victime

Le modèle agricole de la FNSEA, c’est aussi ça et c’est bien de le rappeler.

« Avoir un cancer du sang à 44 ans, ce n’est pas très normal. » Alors Dominique Marchal s’interroge. Et se casse le nez sur des portes closes. « Je suis là pour soigner, pas pour chercher », lui répond son hématologue de l’époque, en poste au CHU de Nancy. A la MSA, la mutualité sociale agricole, pas question d’examiner si son cas relève d’une maladie professionnelle. Alors en 2004, il dépose un recours devant le tribunal des affaires de la sécurité sociale d’Epinal. Mais le médecin-expert confirme la maladie, pas sa cause.Pour qu’elle soit reconnue, argumente la MSA, il faudrait prouver que les produits contenaient du benzène, substance cancérigène interdite. Mais bien entendu, pas de mention de benzène sur aucune étiquette des vieux bidons conservés sur la ferme. « Alors j’ai obtenu qu’on missionne un toxicologue. Je lui ai donné une quinzaine de produits sur les 250 que j’avais dans mes vieux stocks. La moitié des échantillons analysés présentaient des niveaux élevés de benzène. Or officiellement, cette molécule avait été retirée de la vente. »

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