La ruralité broyée par la loi NOTRe

Sous la menace de la loi du nombre et d’un calendrier absurde, ce sont des communes éloignées et qui n’ont absolument aucune communauté de territoire qui devront pourtant se gouverner ensemble, loin de leurs populations et de tout contrôle démocratique.

Lors du conseil municipal d’Eauze, mardi soir, la majorité a elle aussi été importante, mais en défaveur de la carte proposée par le Préfet (25 contre et 2 abstentions). «Il propose de fusionner les intercommunalités de Nogaro, Eauze et Vic-Fezensac, ce qui donnerait une nouvelle communauté de communes à 72 communes et 29 000 habitants, donc la deuxième plus importante du Gers, reprend M.Gabas. Aujourd’hui, c’est donc la ville la plus peuplée de cette deuxième communauté de communes qui refuse cette carte. J’espère que ça va faire bouger à la Préfecture !» Les arguments de ce refus ? «Les compétences que nous avons déléguées à la communauté fonctionnent moins bien, déclare le maire d’Eauze. Et puis parmi les trois communautés qu’on propose de fusionner, on n’a pas tous les mêmes compétences ni la même fiscalité. C’est un calendrier à la hussarde qui nous est imposé !»

Source : Quelles intercommunalités demain ? – 05/11/2015 – ladepeche.fr

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