Comme nous l’avions déjà dénoncé l’année dernière, la réforme des rythmes scolaires portait en germe le dépeçage de l’école publique gratuite pour tous. Les temps périscolaires, présentés fallacieusement comme l’ouverture de l’école vers des activités supplémentaires et enrichissantes à destination des enfants qui en étaient privés par les conditions socioéconomiques de leur famille sont devenus, comme prévu, des prestations de service qui sont facturées aux familles au prorata des consommations.

Ce vocabulaire boutiquier permet de mettre sous le boisseau qu’une grande partie de ces temps dits périscolaires se trouvent en fait programmés pendant les anciennes plages scolaires dédiées à l’éducation nationale, obligatoire et gratuite pour tous.

Maintenant, ces mêmes horaires ont été privatisés (même s’il s’agit encore, pour l’instant, de prestations fournies par les collectivités locales) et sous prétexte qu’ils sont optionnels, monétisés. À charge pour les parents (et plus particulièrement les mères, puisque les chiffres sont têtus, ce sont essentiellement les mères qui ont la charge des activités des enfants) de se rendre disponible en pleine journée (ou de payer quelqu’un : on n’en sort pas !) pour récupérer leurs enfants dont elles ne peuvent financer les nouvelles prestations.

Était-ce bien là la meilleure façon de réduire les inégalités ?

On en doute très fortement !

Depuis la dernière rentrée, les parents d’élèves de l’école élémentaire et maternelle trouvent que le compte n’y est plus avec les activités périscolaires. « Depuis septembre 2015, le Grand Auch Agglomération (GAA) a modifié la tarification du temps périscolaire et le contenu de certaines prestations », indique la section locale de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE).

Source : Des mécontentements à propos du périscolaire – 17/11/2015 – ladepeche.fr