Comme nous l’avait rapporté une agricultrice, la lutte autour des chemins ruraux peut être âpre : «Un petit coup de charrue ni vu ni connu et voilà une surface agricole gratuite en plus».

Le problème, c’est que la disparition des chemins ruraux entraine une disparition des transports doux au moment même où il s’avère que les les routes sont accidentogènes et inadaptées aux petits trajets du quotidiens, souvent inférieurs à 5 km et que l’entretien d’une voiture est une charge pesante pour bien des ménages ruraux.

En effet, alors que les chemins sont normalement la propriété des communes, les propriétaires de terrain (agriculteurs ou non) qui les intègrent à leur propriété (ou champ), en deviennent automatiquement propriétaire au bout de 30 ans, si la mairie ne se signale pas entre-temps. Or, en la matière, les cadastres n’étant pas toujours mis à jour, la mémoire communale est fort perfectible.

Source : Les chemins ruraux sauvés par les sénateurs | Univers Nature – Actualité, environnement, habitat et santé