Pourquoi limiter le vélo aux loisirs?

Certes, le renforcement des infrastructures permettant le déplacement à vélo en zone rurale sans être en concurrence dangereuse avec la voiture sur des voies uniquement pensées pour elle est une très bonne nouvelle.

Mais pourquoi limiter la réflexion à l’offre touristique?

Dans le Gers, beaucoup de trajets de la vie quotidienne font moins de 10 km tout en étant souvent trop longs pour être effectués à pieds dans un délai raisonnable. Sur ce genre de distance, la voiture n’est pas très rentable : elle consomme plus, pollue plus, s’use plus et le temps de trajet peut être facilement doublé par celui que l’on met à se garer. En terme de coûts/avantages, le vélo est imbattable sur ce genre de distance… mais impraticable sur des routes étroites pensées pour les voitures et déjà un peu moins pour les camions.

La plupart des enfants du Gers vont à l’école dans un rayon maximum de 12 km de chez eux. Pour les acheminer, le Conseil départemental finance à grands frais une gigantesque noria quotidienne de bus privés. Des voies dédiées aux transports doux (qui pourraient prendre appui sur les chemins ruraux, par exemple!) permettraient à beaucoup d’enfants de gagner en autonomie, de pratiquer un sport doux au quotidien, de libérer en partie les mamans-taxis et d’obtenir de substantielles économies sur les transports à moyen terme.

Des objectifs qui seraient en plus, totalement compatibles avec une offre touristique étendue.

Autre point de focalisation, le vélo. 40 % de la population fait du vélo, la 2e activité sportive en vacances… La moitié des offres touristiques du Gers s’articulant autour de ses 16 Stations vertes, l’une des idées phares du SPôTT serait de créer un réseau dense de bornes relais, de signalétique, de dépôts de vélo à assistance électrique (VAE) dans le département autour de ce maillage. Département lui-même situé entre deux grandes destinations vélo : les Pyrénées et le Périgord, et intégré à un ensemble plus vaste, sur le Canal des deux mers. Axée sur un tracé de 91 km longeant la vallée de la Baïse, la Véloroute gersoise pourrait se voir accoler des voies annexes perpendiculaires, reliées à d’autres modes de déplacement «doux» comme les voies navigables.

Source : Un plan ambitieux axé sur le goût et le vélo – 03/02/2016 – ladepeche.fr

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