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Petite école en plein champ

Petite école en plein champ

«Si on le voulait, on pourrait avoir 1 000 habitants en 10 ans, la pression est forte sur le foncier, ici. Mais ce n’est pas le but. Il faut du locatif. Un lotissement de 13 logements sociaux est prévu qui apportera encore des familles et des enfants. En pavillonnaire, les enfants partent un jour, sans se renouveler». L’école est centrale et menacée. D’où ces panneaux. «Voilà deux ans, le directeur de l’Éducation nationale m’avait dit : «Le but, c’est une école par canton dans le Gers». Est-ce que pour le département et ses écoliers, ce sera mieux ?» Pour Michel Soriano, l’Éducation nationale dépouille l’école rurale pour ramener des postes vers les zones urbaines. «Mais en ville, l’école est à 500 m ou 1 km. A la campagne, c’est 5 ou 10 km».

Source : «L’avenir de la commune passe par l’école et l’Agglo» – 13/02/2016 – ladepeche.fr

Une fois de plus, l’école rurale est sur la sellette et comme nous l’écrivons depuis des années, l’objectif réel est bien de créer des concentrations scolaires à l’échelle du canton, sur le même modèle productiviste que le reste et au mépris de la réalité du terrain et des besoins des enfants.

Fermer les écoles de campagnes et concentrer les effectifs dans les chefs-lieux, c’est supprimer de l’emploi, c’est augmenter la facture du transport scolaire qui pèse de plus en plus lourd sur les finances locales et — par extension et transferts — sur les familles, c’est dégrader le bilan carbone, c’est réduire l’autonomie des enfants tout en leur allongeant parfois démesurément la journée de travail. En effet, réduire les heures de cours, comme c’est actuellement la tendance, ne sert à rien quand le ramassage scolaire démarre tôt, que le trajet s’allonge à cause des nouvelles dessertes et que l’enfant est ramené tard à la maison.

Source : L’objectif a toujours été de fermer les écoles rurales et de liquider les RPI