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Un ensemble de mesures peut-être pas très adapté à la réalité du terrain : l’extrême diversité du type d’élevage et surtout la question des transports de volailles qui sont probablement les plus gros vecteurs de l’épidémie. En effet, les camions semi-ouverts répandent tout au long de leur trajet des déjections et des plumes sur la voie publique, sans que personne ne s’en soucie réellement.

L’introduction de tout palmipède est interdite dès le 15 février prochain et «la mise en place de tout palmipède est interdite du 18 avril 2016 au 16 mai 2016», indique le décret. Du 18 avril au 16 mai, les parcours de canards seront donc vides, pour les installations de gavage, le vide commencera au plus tard le 2 mai. «En tout, il n’y aura pas de canard à l’extérieur pendant deux mois. Ces mesures, c’est ce qui faut», assure M. Baron. Le débat est sur les «exploitations non commerciales», les basses-cours individuelles. Le décret demande de confiner les canards du 18 avril au 16 mai. «Aujourd’hui, il serait difficile de dire aux gens que tous les animaux doivent être abattus», estime M.Baron. Pas du tout l’avis de Bernard Malabirade, le président du syndicat FDSEA : «Tous les producteurs, toute une filière font des efforts considérables. Ce serait bien que les basses-cours soient elles aussi assainies pour qu’on soit sûr de repartir proprement.»

Source : Les mesures ne font pas l’unanimité – 14/02/2016 – ladepeche.fr