Services publics ruraux : l’abandon de La Poste

On aime les jolis mots gonflés d’espoirs comme des merveilles : «logique de mutualisation». Ce qu’il faut plutôt lire comme : logique de désertification.

Suppressions de postes, allongement des tournées, non replacement des agents malades, réduction des horaires d’ouverture afin de faire baisser la fréquentation, ce qui justifiera au final la fermeture d’un autre petit bureau de poste rural, souvent le dernier service public avant l’oubli!

«Mais on ne peut pas y faire toutes les opérations, tempête Pierre Wiart (SUD PTT/Solidaires 32). Cela pousse les usagers à se rendre dans d’autres bureaux. Et ces agences sont des transferts de charge vers les collectivités, car la convention qui permet aux communes de toucher une aide, pour mise à disposition d’un agent communal pour jouer les postiers, est limitée à 9 ans, renouvelable une fois !» La perte de 349 postes à la poste gersoise en 15 ans a selon les syndicats des effets notables sur le service rendu au public. «Les horaires des bureaux ont été réduits au point que les élus locaux n’ont plus le choix, sous peine de ne plus avoir de poste, assure Stéphane Faucon, à la CGT. Et penser que la dématérialisation règle tout dans des zones où il y a beaucoup de personnes âgées, c’est manquer de réalisme.»

Source : La Poste engagée dans une «logique de mutualisation» – 26/02/2016 – ladepeche.fr

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