Sélectionner une page

… à ne pas être tabassées.

Timing intéressant pour l’accueil des femmes battues du Gers, qui ouvre à cette journée particulière.

Par contre, on ne peut qu’être profondément dubitatifs quant à la finalité du dispositif et surtout sa compréhension des problématiques des femmes battues :

L’accueil de jour se fera du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h. Les femmes qui le souhaitent, pourront venir «poser leurs valises le temps d’une journée». Comme une première amorce vers un accompagnement individualisé, «la femme victime de violence rentrera chez elle le soir, mais elle saura qu’elle n’est pas seule, et qu’elle peut être aidée». Une grande pièce a été aménagée pour cet accueil, où les femmes pourront venir avec leurs enfants si elles le souhaitent.

Source : Un accueil de jour pour les femmes victimes de violences – 08/03/2016 – ladepeche.fr

«La femme victime de violence rentrera chez elle le soir»…

En dehors du fait qu’il faut un «s» à violence, il faut noter qu’après avoir trouver la ressource de fuir, les femmes victimes de violences sont donc conviées à retourner chez leurs bourreaux respectifs, de préférence avant qu’il ne soit lui-même de retour.

Nous ne craignions qu’à ce moment, elles ne comprennent précisément à quel point elles sont bien seules et sans trop d’échappatoires. En effet, en cas de fuite du domicile conjugal, un acte très difficile et définitif, il est totalement inenvisageable d’y retourner à l’heure du gouter, c’est pratiquement une mise en danger délibérée…

Un accueil de jour sans propositions d’hébergement d’urgence est un peu dérisoire.