Les pesticides, un fardeau économique

Le cout réel des nuisances de l’agriculture intensive a pendant longtemps été sous-estimé parce qu’externalisé sur le reste de la société civile.

La dépollution de l’eau est supportée essentiellement par les ménages pourtant fort peu pollueurs, la dégradation de la santé est supportée collectivement par la Sécurité Sociale et donc ses cotisants, quant à l’impact à moyen terme sur la biodiversité, ce n’est tout simplement pas chiffrable.

Mais en dehors de la question financière, il faudra bien poser la question humaine, la quantité de vies gâchées, détruites, amoindries et en premier lieu chez les agriculteurs et leurs voisins.

Voilà qui ne devrait pas plaire aux tenants de l’agriculture conventionnelle, qui, même quand ils admettent les dégâts causés par les pesticides à la santé et à l’environnement, estiment que ces coûts ne dépassent pas les bénéfices. En réalité, ils pourraient largement les surpasser, comme le suggèrent Denis Bourguet et Thomas Guillemaud, respectivement chercheurs Inra à Montpellier et Nice.Publiée dans la revue Sustainable Agriculture Reviews, leur étude se penche sur 61 publications de la littérature scientifique. Les chercheurs ont analysé quatre types de coûts, réglementaires (décontamination, surveillance, etc.), sanitaires, environnementaux et d’évitement. Par ces derniers, on désigne par exemple le surcoût lié à l’achat d’aliments bio ou de bouteilles d’eau minérale, ou encore les équipements de protection pour agriculteurs.

Source : Les pesticides, un fardeau économique – EurActiv.fr

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