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« On a une solution : on va donc commencer par vous créer le problème qui va avec! »

C’est ainsi que l’on pourrait résumer le fameux schéma d’amélioration de l’accessibilité des services au public sur lequel les territoires ruraux doivent à présent plancher. En gros, il aurait suffi de commencer par ne pas systématiquement les démonter, les fermer, leur couper les moyens, etc. comme c’est le cas depuis une bonne vingtaine d’années où les campagnards passent un temps considérable à lutter contre la fermeture d’une école par ci, d’un bureau de Poste par là.

Ce qui est intéressant, c’est le choix des mots.

On pourrait avoir l’impression d’une ouverture pour un retour en arrière sur des décennies de désertification rurale programmée et délibérée. Mais il n’en est rien. On ne parle plus d’égalité entre les citoyens, comme c’est garanti par notre République, mais d’équité. On ne parle plus de maillage territorial, mais d’accessibilité.

Et surtout, on ne parle plus de services publics, mais de services au public, ce qui n’est pas du tout la même chose, comme les dispendieux Partenariats Public Privé nous l’apprennent chaque jour un peu plus.

«Ce qui est derrière cette démarche, voulue par la loi NOTRe, c’est une forme d’équité d’accès aux services pour nos concitoyens», souligne Pierre Ory. Et le préfet, qui partage avec le président du CD 32 la responsabilité de faire valider ce schéma d’ici la fin 2017, de rappeler que le Gers, selon le rapport rendu par le sénateur de Lozère Alain Bertrand, faisait partie des 12 départements hyperruraux, ces territoires où la fermeture d’une école, d’une perception, d’une gendarmerie ou le départ d’un médecin est ressenti plus douloureusement que dans la France urbaine et métropolitaine.

Source : Services au public : une question d’équité – 05/04/2016 – ladepeche.fr