Comment couler la filière bio

culturesCe serait cocasse si ce n’était pas pathétique. Alors que le marché de la bio progresse bien plus vite en France que les capacités de production, nous poussant à importer des produits sur lesquels nous n’avons pas toujours toutes les garanties, l’État, en sous-dotant les régions, coule assez délibérément les exploitations en cours de conversion.

Alors même que l’agriculture bio dégage des marges bien plus substantielles pour les agriculteurs que les autres formes de culture, qu’elle est le plus à même de respecter les impératifs environnementaux et qu’elle est recherchée par les consommateurs tant pour des questions de qualités que de santé.

Quant au fait de changer les règles du jeu en cours de route et revenir sur des engagements déjà consommés…

Passer au bio… «Par conviction» dit-il, Sébastien Bornand, céréalier à Pessan, a fait ce choix qu’il pourrait amèrement regretter si le conseil régional confirme ce 14 avril sa proposition d’un plafonnement rétroactif des aides sur 2015. «La mise en place de ce plafonnement a posteriori impactera 62 exploitations gersoises converties depuis 2011» s’insurgent la FDSEA et JA qui par la plume de leurs présidents Bernard Malabirade et Benjamin Constant écrivent à Carole Delga, présidente de la région : «Il est inacceptable que les règles du jeu changent en cours de route».

Source : Des convertis au bio en colère – 11/04/2016 – ladepeche.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *