Dans le Gers, des éleveurs dans l’incertitude

«Je ne sais pas comment on va passer le cap», affirme cet exploitant à Saint-Michel, dans le Gers, qui élève, gave et transforme les animaux sur la ferme. «En temps normal, on a un camion qui va livrer du frais toutes les semaines. Il ne va pas livrer pendant 4 mois, et pendant ce temps, on a les mêmes charges qui tombent», soupire ce producteur en circuit court.
Le département du Gers, deuxième producteur de foie gras français, fait partie des 18 départements concernés par les mesures inédites de lutte contre l’épizootie de grippe aviaire prises en janvier par le gouvernement. Ce 18 avril, les derniers animaux devaient être confinés, avec une date limite d’abattage fixée au 2 mai.
La famille Peres a commencé à remplir son dossier d’indemnisation, pour pallier une perte qu’elle estime à 30% des 40.000 canards produits en moyenne sur la ferme. Mais c’est «la trésorerie» qui inquiète l’éleveur, ne sachant pas si elle sera suffisante malgré le versement d’un acompte de 50% au mois de juin, dans le cadre de l’enveloppe de 130 millions d’euros d’aide octroyée par les autorités.


Source : Grippe aviaire: dans le Gers, des éleveurs dans l’incertitude

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