Selon l’eurodéputé, «les réformes successives adoptées depuis 1992 ont laissé libre cours au marché et ont fragilisé l’agriculture familiale, à l’avantage des modèles d’exploitations intensifs orientés vers les marchés à l’export». En effet, désormais, 80% des dépenses de la PAC, le 1er budget européen, portent sur des aides directes qui sont liées à la surface des exploitations, et non aux productions qu’elles dégagent ou aux personnes qu’elles emploient. «Ces aides sont dénuées de tous sens de la réalité et favorisent la concentration des exploitations agricoles avec un impact négatif sur l’emploi en milieu rural» , dénonce au Figaro le politique de l’Aude.

Source : La réforme de la PAC n’a pas créé d’emploi

La PAC n’a jamais eu que des objectifs de productivité et surtout de rentabilité et elle comptait bien le faire en appuyant de toutes ses forces l’agriculture intensive, c’est-à-dire celle qui est hautement consommatrice d’énergie et de dérivés du pétrole dans le but très avoué de baisser drastiquement le besoin de main-d’œuvre.

L’idéal de la PAC a toujours été de très grandes surfaces en monoculture, mécanisées à l’extrême et pour lesquelles une poignée d’opérateurs suffit largement, en attendant une automatisation totale, comme pour toutes les autres industries.

Actuellement, les plus grands syndicats agricoles projettent une baisse drastique des emplois agricoles non seulement dans notre pays, mais dans le monde entier. Avec toujours la même question à laquelle personne n’a vraiment envie de répondre : que vont devenir toutes ces personnes dont les compétences ne vont plus servir à rien?