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Le torpillage de la ruralité, ce n’est pas juste la raréfaction, puis la disparition programmée des services publics essentiels. C’est aussi un problème éminemment politique où l’on se rend compte que les citoyens ruraux ne valent pas autant que leurs homologues des zones urbaines plus denses. Parce que c’est le fondement même de notre République qui est attaqué, celui qui dit que tous les citoyens sont égaux, sans distinction aucune, y compris du lieu de résidence.

Grand combat des maires ruraux» : sauver «la commune, son identité, sa proximité» de plus en plus menacée par l’intercommunalité, «toujours plus grosse et pour laquelle l’engagement d’origine, 1 commune-1 voix n’a plus cours». Il faut «réveiller les consciences» ont dit les trois «petits maires» adjurant leurs alter ego à ne pas se résigner mais à faire bloc. «On nous dit qu’il serait trop tard. Il n’est jamais trop tard. Si les maires ruraux n’avaient pas réagi contre la loi NOTRe, nous n’aurions pas sauvé la compétence générale du maire».Désormais, c’est en matière de DGF (dotation générale de fonctionnement) que les maires ruraux ne veulent pas se résigner à ce qu’un urbain vaille deux ruraux. Dotation à 128 € tête pour le premier, à moitié moins pour les autres !

Source : Les maires ruraux veulent se faire entendre – 04/05/2016 – ladepeche.fr