Les rachats de terres agricoles par des multinationales sont en croissance permanente à travers le globe et posent de nombreux problèmes : pollution, expropriation des populations locales, diminution des autonomies alimentaires nationales, etc. Les investisseurs – qu’ils soient des gouvernements ou des firmes internationales – ont entamé ces opérations de rachats depuis une quinzaine d’années avec des objectifs aussi variés qu’assurer la souveraineté alimentaire de leur propre pays, se lancer dans de nouvelles exploitations agricoles à forte croissance – comme les agrocarburants -ou simplement diversifier les placements de leurs actionnaires. Si jusque-là, les rachats de terres (agricoles ou non) se situaient dans des pays au sein de continents en voie de développement (Afrique, Amérique du Sud, Asie), le mouvement semble désormais s’étendre aux pays développés.
Le cas de la France et des rachats de terres agricoles dans l’Indre par des firmes chinoises serait-il le début d’un mouvement de fond aux conséquences négatives pour l’agriculture française ?

Source : Agriculture: pourquoi des investisseurs chinois achètent-ils des terres en France ?

Au-delà de la question internationale, il y a celle, bien plus grave de la financiarisation de l’agriculture, de la disparition de la paysannerie et des objectifs réels poursuivis qui ne sont probablement pas d’assurer une alimentation suffisante et de qualité à tous.