Instauration des « contrats de ruralité »

Le troisième Comité interministériel aux ruralités a eu lieu vendredi 20 mai à Privas en Ardèche. Principale décision : conclure des « contrats de ruralité » devant permettre d' »agréger » les divers dispositifs sectoriels (et leurs financements) destinés à un même territoire rural. Parmi les 36 autres nouvelles mesures listées par le gouvernement, on retrouve beaucoup de dispositions déjà connues qu’il s’agit simplement d’élargir, de renforcer ou d’accélérer. Santé, accès aux services publics, école, téléphonie mobile, agriculture… Les champs concernés sont nombreux.

Source : Ruralités : quoi de neuf sous le soleil de Privas ?

Il ne faut pas s’effrayer du jargonnage de cet article plutôt long, mais très riche en informations factuelles sur la réalité de la politique rurale à venir. Il est intéressant de constater que les territoires décisionnels s’éloignent de plus en plus des habitants et de leurs représentants au suffrage direct : le pouvoir dans les campagnes est de moins en moins démocratique, une tendance qui s’observe par la multiplication du millefeuille décisionnel à travers les intercommunalités et des PETR (anciens pays).

Sur la question des services publics, sous prétexte de les redéployer, ils sont en réalité fermés et externalisés dans des ersatz de droit privé, quand ils ne sont pas purement et simplement dématérialisés, ce qui fait une belle jambe aux usagers, souvent abonnés permanents aux zones blanches et au sous-équipement numérique!

École, santé, transport : tout y passe et rien n’est bien encourageant pour l’avenir des territoires ruraux.

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