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Prendre conscience du problème de la désertification médicale du Gers rural et excentré est plutôt une bonne chose. Mais le fond du problème, comme nous le répétons régulièrement, est sociologique et économique : un territoire qui perd régulièrement ses services publics n’est pas attractif pour les jeunes familles, de la même manière qu’un territoire qui n’offre que des emplois peu qualifiés et très mal rémunérés ne peut pas fixer des familles où les deux conjoints ont un haut niveau d’éducation et une carrière à mener.

Si quelques bassins de vie ont vu le nombre de médecins généralistes augmenter entre 2007 et 2015 dans le Gers, les spécialistes sont eux moins nombreux, qu’il s’agisse de psychiatres, psychiatres, ophtalmologistes…
Bref, reprend Philippe Martin, «nous devons faire un constat de l’existant sans tabou : il y a un risque de désertification médicale». Alors, pour «donner une envie de Gers aux jeunes médecins», Philippe Martin détaillait deux mesures devant la presse, avant même la tenue des États généraux. «D’abord, nous allons créer au Conseil départemental, le poste d’un chargé de mission sur la démographie médicale. Cela existe déjà dans l’Aveyron et l’idée est d’attirer les jeunes médecins, de les accompagner, tant sur le volet professionnel que sur le volet personnel, reprend le président du Département.

Source : Démographie médicale : le Gers décrète l’état d’urgence – 27/05/2016 – ladepeche.fr