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Le tourisme thermal : un secteur qui se maintient.

Le tourisme concerne deux populations : une population de travailleurs — dépendant des congés payés et surtout de la conjoncture économique — et une population de ménages aisés pour lesquels les voyages et les loisirs font intrinsèquement partie du mode de vie.

Les premiers — éreintés par 8 ans de crise économique et de menaces sur les revenus et les conditions sociales d’accès aux loisirs (comme la loi travail) — commencent à arriver au bout des bas de laine (pour ceux qui en avaient) et préfèrent recentrer les dépenses sur l’essentiel : logement, déplacements, dépenses contraintes (qui n’ont jamais autant pesé sur les budgets des ménages!).
Autant dire que ceux-là ne sont pas près de revenir en vacances, boudent les campings et quand ils arrivent à partir, c’est pour des périodes très courtes, chez des amis ou de la famille.

Quant aux ménages aisés, ils le sont souvent encore mieux qu’au début de la crise et la pression sur l’offre touristique aidant (ainsi qu’un certain sens de la distinction), ils préfèrent s’aérer sous d’autres cieux, dans des offres de prestige, plus à leur gout et leur mode de vie.

Autrement dit, c’est plus le climat social que la météo qui habille de gris les perspectives économiques du tourisme rural.

«Avec un calendrier 2016 peu favorable aux longs week-ends, ce début de saison est marqué par une activité en retrait sur le mois d’avril et un mois de mai satisfaisant avec notamment le pont de l’ascension et le week-end de Pentecôte», souligne le CDTL. Au final, «62 % de professionnels sont satisfaits du début de la saison», assure la structure. Avec toutefois des situations contrastées selon les situations : les campings ont fait grise mine de même que les chambres d’hôtes, au contraire des hôtels.

Source : La saison lancée… dans le gris – 10/06/2016 – ladepeche.fr