La garonne à Toulouse

Si le maire de Toulouse s’est montré si discret sur l’adoption par la Métropole de ce «plan Canal» et sur la signature programmée d’une convention avec VNF, c’est peut-être parce que cette signature tombe au plus mauvais moment. Alors que la Métropole vient de proposer de transformer une zone quasi inconstructible et inondable en zone à urbanisation intensive, aux Amidonniers, afin d’y permettre la construction par VNF d’une tour de bureaux de 9 étages, près du bassin des Filtres et du site classé des Ponts-Jumeaux. La convention stipule que «ces projets feront l’objet d’une concertation avec les habitants, dès leur phase d’étude». Ce qui n’a manifestement pas été le cas pour le projet du bassin des filtres, comme le fait remarquer Jean-Michel Fabre, conseiller départemental. Mais avec cette convention, il y a plus grave : c’est tout bonnement l’appel à la promotion privée pour aménager des sites historiques, dont plusieurs sont classés, et jusqu’ici publics. Une privatisation qui ne dit pas son nom, encouragée par la Métropole qui souhaite, à juste titre, valoriser le canal, dont la partie toulousaine est la moins utilisée par le tourisme fluvial. Au risque de défigurer, peut-être, des sites comme le port Saint-Etienne, la cale de radoub ou le bassin des filtres, que le maire juge pourtant «magique».

Source : La partie toulousaine du canal du Midi «privatisée» – 16/07/2016 – ladepeche.fr

Enregistrer