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La méthode Coué donne d’assez médiocres résultats en terme de spéculation commerciale. Alors que pratiquement toutes les zones de chalandise sont en perte de vitesse — la multiplication des surfaces commerciales n’engendrant bizarrement pas celle des moyens des consommateurs — la spéculation foncière et immobilière liée aux implantations commerciales périphériques continue à jouer aux chaises musicales.

On s’amuse particulièrement de l’assertion sortie d’absolument nulle part qu’un centre commercial périphérique crée de l’activité ailleurs, alors qu’il ne fait que la déplacer, siphonnant les implantations existantes et créant surtout les toujours plus nombreuses et hideuses friches commerciales qui se répandent comme une lèpre jusqu’au cœur historique des villes.

Des investissements inutiles qui manquent par contre toujours plus quand il s’agit des logements décents et abordables dont ont besoins les citoyens, de leurs écoles, de leurs hôpitaux… de l’ensemble des infrastructures indispensables, elles!

Et n’oublions pas qu’à ce jeu, il y a toujours bien plus d’emplois de qualité détruits que d’emplois précaires créés.

Conscient de l’inquiétude des commerçants du centre-ville d’Auch à la perspective de devoir rivaliser avec une zone commerciale proposant de nouvelles enseignes, une grande surface alimentaire et 1 500 places de parking, le maire a voulu se montrer rassurant, hier, en affirmant que le Grand Chêne « sera un levier pour l’ensemble du commerce du Grand Auch. Le commerce de centre-ville n’en pâtira pas. Les gens viendront au Mouliot, mais je suis persuadé qu’ils iront ailleurs aussi.

Source : Zone commerciale à Auch : la révolution Grand Chêne