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La privatisation rampante du système de santé, des logiques territoriales dictées par des considérations purement comptables, des décisionnaires qui ne connaissent plus que la vie en centre-ville de grande métropole et, quelque part, un profond mépris de la vie des ruraux, conduisent à des décisions qui mettent délibérément la vie de nos concitoyens en danger.

Le tribunal de commerce de Mont-de-Marsan statue le vendredi 9 décembre, sur l’avenir de la Polyclinique des chênes (Aire-sur-l’Adour) dont le redressement judiciaire avait été prolongé de 6 mois. Des informations circulent selon lesquelles l’ARS (agence régionale de santé) de la Nouvelle Aquitaine, transférerait le service de chirurgie, le service d’urgences etc. de ladite Polyclinique à l’hôpital de Mont-de-Marsan.
L’ouest du Gers est à environ 30 min de la Polyclinique des Chênes, ce qui est le délai légal maximal fixé par la loi pour accéder à un service d’urgence (selon Élisabeth Dupuy-Mitterrand, présidente de la Communauté de communes du Bas-Armagnac – CCBA). Pour Mont-de-Marsan, ou pour Auch, le délai est de 1 heure.
Or « plusieurs interventions récentes ont montré la fragilité du système existant ».

Source : Nogaro – Contre le démantèlement de la Polyclinique d’Aire – Le journal du Gers