Maraichage bio, permaculture et agroforesterie

« Ici, on s’oriente vers des techniques de jardinage naturel et d’agroforesterie. À terme, l’idée est de créer un système auto-fertile et autonome, avec beaucoup moins d’intrants, un peu d’ombre légère, des nutriments et de l’eau puisés par les racines des arbres. Certains d’entre eux sont des légumineuses qui fixent l’azote de l’air dans le sol. On a conçu les haies d’agroforesterie pour qu’elles aient 5 à 7 strates, un peu comme dans une forêt. »
La présence de ces arbres entre les différentes plantations de légumes remplit plusieurs fonctions : brise-vent naturel, rétention en eau, fixation de l’azote… En plus de produire leurs propres fruits, ils facilitent le développement des plantes voisines. La légumineuse, par exemple, s’associe à une bactérie qu’elle héberge dans ses racines et qu’elle fournit en carbone via la photosynthèse. Ces bactéries captent l’azote de l’air, le fixent dans la terre et, de fait, la fertilisent naturellement. Une symbiose qui profite à tous.
Un peu plus loin, des structures à rames accueillent les grimpants : concombres, tomates, haricots et pois à rames… « Dans le maraîchage permacole, on essaye de densifier au maximum et donc de verticaliser. Ici, on associe des légumes avec des cycles longs et des cycles courts », explique Martin. Ainsi le pois à rames grimpe le long de la structure, et l’ombre qu’il projette au sol permet au persil de pousser plus rapidement que s’il était simplement disposé sur une butte au soleil (voir photo ci-contre).

Source : Les Demains dans la terre : l’avenir est dans le pré – The Dissident – The Dissident

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