Vendanges à la main

Fruit de ces 15 années d’avancées, on est passé « d’une moyenne de 15 traitements par an (de fongicides, NDLR) à un, voire deux traitements, surtout pour venir à bout d’autres maladies ou parasites », résume Didier Merdinoglu.

« Ce qui fait la différence par rapport à ce qu’on pouvait faire il y a 30 ans c’est l’accès à la génétique moléculaire. On tire de cette connaissance un outil pour piloter le choix des parents, puis des descendants » porteurs des gènes de résistance, explique Christophe Schneider également directeur de recherche à Colmar.

Plutôt que d’attendre de voir si les plants devenus adultes résistent aux maladies, les chercheurs de l’Inra sélectionnent en laboratoire les plants porteurs des marqueurs génétiques qui assurent leur robustesse. Ils pourront alors grandir avant d’être bouturés.

Mais il faut encore tester en plein champ si ces vignes résistantes auront une production conforme en qualité comme en quantité, en bref si elles feront un vin correct.

Source : De nouvelles vignes résistantes aux maladies pour diminuer l’usage des pesticides – Magazine GoodPlanet Info