Les nouveaux visages de l’agriculture

Une femme maraîchère dans une serre de jeunes plans
On voit de plus en plus de femmes devenir chef d’exploitation, notamment dans la vigne, les exploitations fruitières ou maraîchères.

En soixante ans, tout a changé ou presque. Sous l’impulsion de la politique agricole commune, les exploitations françaises se sont agrandies, passant de 10 hectares à plus de 55 hectares en moyenne. Du fait de la mécanisation, mais surtout de l’usage massif des pesticides et engrais, la productivité a été multipliée par trois. Dans le même temps, le nombre d’agriculteurs a, lui, fortement diminué, passant de 30 à 4 % de la population active. Au-delà des chiffres, leur profil a fortement évolué. Le cadre familial dans lequel s’exerçait l’activité agricole a éclaté. Jusqu’à la première moitié du XXe siècle, la question dans les exploitations était « qui des enfants va hériter de la ferme ? », aujourd’hui c’est plutôt « qui va accepter de la reprendre ? » Parmi les nouveaux agriculteurs qui s’installent, beaucoup ne sont d’ailleurs pas issus de familles d’agriculteurs et sont passés par l’enseignement agricole. Parallèlement, on observe une certaine féminisation de l’activité – notamment dans la vigne, les exploitations fruitières ou maraîchères… Mais cette hausse des effectifs féminins dans les statistiques est un peu artificielle, dans la mesure où les femmes ont toujours participé aux travaux agricoles (basse-cour, traite des vaches, etc.), sans avoir de statut officiel. La vraie nouveauté, c’est qu’aujourd’hui, on voit de plus en plus de femmes devenir chef d’exploitation.

Source : Les nouveaux visages de l’agriculture | CNRS Le journal

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