Journée de découverte du Gers par les internes en médecine

Jeunes médecins posant devant un bus vert

Dans le cadre de la lutte contre la désertification médicale, le Département du Gers œuvre sur plusieurs volets : financement participatif aux maisons de santé pluridisciplinaires, actions fédératrices et coordonnées favorisant la venue de médecins, et un troisième axe plus orienté vers l’accueil des internes en médecine sur le territoire gersois. Le Conseil départemental, sur proposition de Philippe Martin, a voté une aide forfaitaire de 500 € par interne en stage afin de les inciter à venir dans le Gers et à découvrir notre territoire et peut-être de s’y installer, à l’issue de leurs études. Des offres d’hébergement à tarifs préférentiels ont également été proposées aux futurs médecins, suite à la demande du Conseil départemental de l’Ordre, et grâce à l’implication de plusieurs logeurs sensibilisés à la démarche dont certaines communes ou intercommunalités qui réservent des logements à ces jeunes internes ou aux médecins remplaçants.

Source : Département du Gers – Le journal du Gers

Une initiative que les principaux intéressés vont forcément trouver charmante, mais qui ne changera en rien les problématiques réelles qui font que les jeunes adultes concernés par un processus d’installation dans la vie ne le feront pas dans une zone rurale : manque de perspectives d’emploi qualifié pour le conjoint, manque de services publics fondamentaux comme les crèches pour les enfants à venir ou les écoles qui ferment un peu partout.

Bref, on peut toujours leur offrir des croustades, ce département n’apporte pas suffisamment de garanties et de services pour de jeunes couples urbains et éduqués, surtout quand ils comptent fonder une famille.

En fait, cibler les jeunes futurs médecins prouve bien à quel point le diagnostic de la sociologie médicale est erroné. Il serait bien plus efficace de cibler des médecins entre 40 et 50 ans : leurs enfants sont généralement autonomes et nombre d’entre eux sont en train de refaire leur vie. Ils aspirent plus facilement à privilégier la qualité de vie aux opportunités économiques et nombre d’entre eux sont désenchantés de la frénésie urbaine…

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