Canards en élevage industriel, prélevés à la main, avant transport

« Il a été commis une erreur grave, » commente Christophe Mesplède, représentant de la confédération syndicale des exploitants familiaux, le Modef. « Mettre de plus en plus de canards en place pour faire un record historique de foie gras en 2015, jusqu’à 7000 tonnes de stocks… est-ce que c’est un développement pertinent ? »

Il poursuit : « Les industriels ont voulu faire avec le foie gras ce qu’on a fait avec le cochon. Mais le foie gras n’a pas vocation à devenir un aliment de première nécessité. Si on continue comme ça, on va droit dans le mur. »

Alors que des unités de production industrielles ont remplacé progressivement les exploitations familiales, les canards voyagent aujourd’hui en camion plusieurs fois dans leur vie avant de terminer sur une chaîne d’abattage à l’usine. Ces transports répétés, vecteurs de stress et de propagation de la maladie sont revenus au cœur des débats qui entourent la crise.

Source : Quel avenir pour les 100 000 travailleurs du foie gras en France ? – Equal Times