Le premier ministre dans les vignes

En tout début matinée, dans les locaux de la préfecture, entouré des différents services de l’État concernés, le Premier ministre a rencontré les représentants des organisations et syndicats agricoles. «Dans le cadre d’une parenthèse à mes congés, j’ai choisi de consacrer une partie de cette journée, à une rencontre avec les organisations agricoles de ce département, indique Édouard Philippe. Ce que je retiens de ces entretiens, c’est d’abord la grande inquiétude du monde agricole gersois, liée notamment aux deux épisodes de grippe aviaire très perturbants voire désespérants. Des inquiétudes aussi à propos de la sécheresse et la capacité à organiser l’ensemble des activités agricoles dépendantes de l’eau. Nous avons eu un ensemble d’échanges que j’ai trouvé de qualité, avec des représentants d’organisations précis, à la fois préoccupés et déterminés à faire en sorte que l’agriculture puisse continuer à se développer.»

Source : Le Premier ministre fait une halte gasconne – 19/08/2017 – ladepeche.fr

Alors que le Gers est l’un des départements les plus dynamiques en terme de conversion au bio, le premier ministre fait le choix assez délibéré de ne rencontrer que les représentants d’une agriculture productiviste et de ne jamais évoquer la grave crise que doivent affronter les agriculteurs convertis au bio et qui ne recevrons pas les subventions pourtant promises.

À la sortie de la préfecture, les syndicalistes étaient tous contents. Qu’ils défendent une agriculture intensive comme la FDSEA ou la JA ou, au contraire, une agriculture raisonnée, comme la Confédération paysanne. Tous ont eu le sentiment d’être entendu. Edouard Philippe leur avait annoncé : il ne fera pas d’annonce avant la fin des États généraux de l’alimentation qu’il avait lancé en juillet.

Source : Les agriculteurs du Gers satisfaits après leur rencontre avec le Premier ministre Edouard Philippe – France 3 Occitanie

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