Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a donné le coup d’envoi des états généraux de l’alimentation lundi 28 août, et les discussions ont commencé depuis mardi. Deux chantiers, quatorze ateliers, des centaines d’acteurs invités à s’exprimer en réunion -cumulant déjà de nombreuses heures de débat, en plus des milliers de contributions en ligne : les chiffres donnent le tournis.

Le sentiment de flottement que Reporterre vous décrivait déjà en juillet, lui, semble persister.

Le gouvernement est-il trop pressé ? Il veut tout boucler d’ici fin novembre, soit en seulement quatre mois. La première partie des débats doit même se conclure début octobre, afin de permettre au gouvernement de prendre des mesures avant le début des négociations annuelles entre grande distribution et agro-alimentaire. « On se demande du coup si on est là pour participer à un prémâchage des négociations sur les marges ou à un débat sociétal plus large sur quelle alimentation et quelle agriculture nous voulons », dit Cyrielle Denharthig, en charge de l’agriculture au sein de l’association Réseau action climat.

Durant l’été, les informations sont tombées au compte-goutte. D’abord les intitulés des quatorze ateliers répartis entre deux chantiers. Titre du premier : « La création et la répartition de la valeur ». Il est divisé en sept chantiers autour de thématiques telles que « répondre aux attentes des consommateurs », « développer les initiatives locales », mais aussi « développer la bio-économie », « conquérir de nouvelles parts de marché », ou encore « adapter la production agricole aux besoins des différents marchés ».

Source : Les états généraux de l’alimentation donnent une large place à l’agro-industrie