Bien sûr, si le fret était relancé entre Agen et Auch, ce serait aux chargeurs à assurer la maintenance de la ligne, dont le coût de fonctionnement est estimé à 600000 euros par an. Pour que ce soit économiquement viable, il faudrait que 100000 tonnes circulent sur cette voie. L’objectif semble difficile à atteindre. «Pour ne parler que de Val de Gascogne, sa capacité maximale de fret a été de 30000 tonnes», indique Pierre Cahuzac, vice-président de cette coopérative.

Source : Fret ferroviaire : à ce train-là, c’est pas gagné ! – 15/09/2017 – ladepeche.fr

Le réseau ferré a longtemps été un bien commun qui a participé à l’essor économique de notre pays en favorisant la mobilité des personnes et des marchandises. À présent, le réseau est pour l’essentiel à l’abandon, seules sont préservées à grands frais les liaisons entre les métropoles, au détriment de tout le reste du territoire national.

Ici l’enjeu est tout de même de réduire significativement l’empreinte routière du fret céréalier, une question d’intérêt public, réduite à une question d’investissements privés.

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