Beaucoup de territoires de projets ont dû faire appel à des avances de trésorerie ou aux banques pour faire face au retard. « Certaines régions, comme la Nouvelle-Aquitaine ou l’Occitanie, ont mis en place un système d’avances », explique en effet Michael Restier. Même si « cela reste marginal », d’après Thibaut Guignard, président de Leader France. D’après lui, des dizaines de projets ne verront pas le jour. Et on n’est pas loin de la débandade. Démobilisation, turn-over, démissions, voire dépressions… « Les porteurs de projets ne comprennent pas le dysfonctionnement et ne travaillent pas dans de bonnes conditions », estime le directeur de l’ANPP. Le président de la Fédération des GAL constate lui aussi le départ de techniciens qui étaient sans aucune visibilité de leur mission. « On a constaté ces derniers mois beaucoup de mouvements au sein de l’ingénierie dédiée à Leader dans les GAL et on peut penser que les nouveaux animateurs/gestionnaires auront besoin de formations. Ce qui pourra retarder encore la mise en œuvre », prévient Thibaut Guignard, sans pouvoir donner de chiffres. Le maire de Ploeuc-L’Hermitage (Côtes-d’Armor), parvient cependant à garder l’optimisme : « Les GAL sont des structures dynamiques et réactives ; ils n’ont pas arrêté de travailler. »

Source : Programme Leader : des porteurs de projets au bord de la crise de nerf