Les documents déclassifiés suggèrent que Monsanto est au courant depuis des décennies des risques cancérigènes du glyphosate et de sa formule commerciale, le RoundUp, et a étouffé les preuves.
Ainsi, dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers.
L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude.

Source : Les agences européennes accusées de dissimuler des preuves contre le glyphosate – EURACTIV.fr